Benjamin Duboc contrebasse solo 50′

sam.25.Avr.2026
18h30
@ à préciser
Composition du groupe: benjamin Duboc contrebasse solo
Entrées: tarif libre
Réservations par mail: presquileimprojazz@gmail.com

Benjamin DUBOC, contrebassiste, compositeur et improvisateur, débute le jazz en autodidacte, avant de travailler auprès de Jean-François Jenny-Clarke et de Bernard Cazauran, et de penser l’instrument, tel notre propre voix, comme un prolongement du corps, simple résonateur, amplificateur de notre intériorité, de notre intimité. Une approche virtuose donc, au sens étymologique du terme, ainsi que son attention obsessionnelle à l’instant présent, ont fait de lui l’une des forces vives de la scène musicale expérimentale d’aujourd’hui ainsi qu’un partenaire de choix de nombreux musiciens en Europe et au-delà. Eve Risser, Sylvain Kassap et Edward Perraud, William Parker, Hamid Drake… pour ne citer qu’eux, font partie des nombreux musiciens qui ont partagé ces dernières années son univers très personnel.

En solo, il aime à multiplier les contextes de jeu, la littérature et particulièrement la poésie, la musique, la danse, le théâtre et la photographie. Il travaille autour des notions de présent, d’air, de limite, de fluidité, de complexité et de simplicité, développant un jeu d’une remarquable intensité expressive, tellurique. Il considère la forme, dans l’improvisation, comme une résultante des relations mises en jeu, finalement comme une forme en perpétuelle naissance.

Le concert proposé fera figure de parcours ; le contrebassiste y aborde certaines pièces du répertoire baroque et post-baroque (Bach, Eccles, Vivaldi, etc.) en alternance avec des pièces improvisées, offrant la possibilité d’appréhender certaines pièces anciennes autrement.« Je pense la musique comme un moyen de mise en relation avec le monde, une façon d’éprouver, de créer un lien, entre l’intime et l’autre, une façon d’éprouver le temps, de lui donner forme, une façon de vivre, par la sensualité qu’elle requiert et invoque, cette poésie qui pourrait peut-être définir ce qu’est l’Amour.
Et le son parle à lui seul du vivant, il est ce lien, il est celui qui tisse, celui qui lie les êtres par le mouvement.
Il y a aussi cette histoire de la justesse, cette qualité de ce qui s’adapte, de ce qui s’équilibre, à l’instar des entrelacs qu’entretiennent aussi, depuis la nuit des temps, minéraux et végétaux. La justesse dont il est question est bien celle de notre relation singulière au monde, elle est ce mouvement vers l’équilibre, elle n’est peut-être alors simplement que mouvement. » (Benjamin Duboc)